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Dernière mise à jour : 16 mai 2016

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Titre organisation politique et administrative

Le Dahomey, puis République populaire du Bénin du 30 novembre 1975 au 1er mars 1990, et aujourd'hui devenu République du Bénin, a connu une évolution constitutionnelle et politique mouvementée depuis la proclamation de la République le 4 décembre 1958 et son accession à l'indépendance le 1er août 1960. Armoiries du BéninLes changements successifs de régimes et de gouvernements n'ont pas entamé la détermination du peuple béninois à rechercher dans son génie propre, les valeurs de civilisations culturelles, philosophiques et spirituelles qui animent les formes de son patrimoine. La Conférence des Forces Vives de la Nation, tenue à Cotonou du 19 au 28/02/1990, a permis l'avènement d'une ère de renouveau démocratique. Le peuple a ainsi opté pour un Etat de droit et de pluralisme démocratique dans lequel les droits fondamentaux de l'homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle que spirituelle.
De façon plus détaillée, de 1977 à 1989, le Bénin fut dirigé par une Assemblée nationale révolutionnaire qui nommait un président. Le Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB), parti unique se proclamant marxiste-léniniste, était dirigé par le général Mathieu Kérékou qui avait pris le pouvoir en 1972. Administrativement, le pays était divisé en six provinces (Atacora, Atlantique, Borgou, Mono, Ouémé, Zou).

Alors que les régimes communistes d’Europe de l’Est s’effondraient, que la situation économique du Bénin ne cessait de se détériorer et que les manifestations en faveur de la démocratie se multipliaient, le PRPB abandonna l’option marxiste-léniniste en 1989. L’année suivante, il convoquait une Conférence nationale qui s’est prononcée pour un retour à la démocratie et au multipartisme. Dès lors, le Bénin fut cité en exemple comme modèle de démocratisation en Afrique. La Conférence nationale élabora une nouvelle Constitution et nomma un gouvernement intérimaire dirigé par Nicéphore Soglo, ancien haut responsable de la Banque mondiale, pour conduire le pays jusqu’aux élections. Le projet de Constitution fut largement approuvé par un référendum populaire de 1990. Le nouveau texte constitutionnel prévoyait l’instauration d’une Assemblée nationale de soixante-quatre sièges, directement élue par le peuple pour une durée de quatre ans, et un régime présidentiel, le chef du pouvoir exécutif étant élu pour un mandat de cinq ans.
À l’issue des élections de 1991, dix-sept partis étaient représentés à l’Assemblée nationale. Nicéphore SogloLors de l’élection présidentielle, qui se déroula le mois suivant, Nicéphore Soglo battit Mathieu Kérékou. Le président sortant, avec près de 68% des voix. De nouvelles élections, en mars 1995, ont vu le succès des partis d’opposition. Le Parti pour le renouveau démocratique (PRD), principale force de l’opposition, a recueilli le même nombre de suffrages que le mouvement du président Soglo, Renaissance du Bénin, les partisans de Mathieu Kérékou se plaçant en troisième position. L’ancien président, qui dirigea de manière autoritaire le pays durant dix-sept ans, a remporté, le 17 mars 1996, l’élection présidentielle avec 52,49 % des suffrages contre 47,51 % à son rival Nicéphore Soglo.Mathieu Kérékou
Démocratiquement,
Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise, après avoir dirigé le pays pendant quatorze années (de 1975 à 1990).  
Les élections législatives de mars
1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (MADEP), Parti d'un des proches du Président Kérékou, l'homme d'Affaires Séfou Fagbohoun.
Cependant, en mars 2001,
Mathieu Kérékou  est réélu président de la République avec 84,06% des voix. Arrivé en tête au premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui des deux autres candidats, qui qualifièrent le scrutin de « mascarade ». Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans, Mathieu Kérékou  entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.
(Voir liste des différents Président ou chefs de gouvernement de 1960 à 2011)

Depuis 2001, les difficultés économiques n'ont cessé de s'amplifier au Bénin, que ce soit dû aux difficultés économiques du Port autonome de Cotonou, au choc pétrolier, à la crise du secteur du coton, à la contrebande très étendue, aux personnels administratifs trop nombreux ou encore aux graves crises d'électricité créées par les sécheresses, le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture, très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ces voisins.

C'est ainsi que lors des élections de mars 2006, les Béninois ont décidé d'exprimer leurs "ras-le bol" ainsi que leur désir de changement et que le novice en politique, l'ancien président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Dr
Yayi Boni succède à la surprise générale à Mathieu Kérékou  avec 75% des suffrages (notons un taux de participation fort de 76%) Mathieu Kérékou  qui a refusé de changer la Constitution pour pouvoir se représenter, n'en était pas moins opposé à Yayi Boni, trop novice à son goût.
En effet, à quelques jours des résultats l'ancien président, surnommé le caméléon, a plongé le pays dans le doute, en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation, avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeurs. Malgré cela, la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à
Cotonou, du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin, jugeant qu'il avait été de "très bonne tenue".
L'ancien président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le 5 mars 2006, rassemblant 74,51% des suffrages, contre 25,49% pour Me Adrien Houngbédji.  
Candidat indépendant,
Yayi Boni a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè, Emile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale, avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour, à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35%, contre 24% pour son challenger Me Adrien Houngbédji. Apparemment, les consignes de vote ont été suivies. Toutefois, certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes, le " candidat du changement" serait passé. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires, Yayi Boni (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique, l'amoindrissement du chômage, la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance.Yayi Boni

Le 6 avril 2006, le nouveau président de la République du Bénin, le Dr
Yayi Boni, 54 ans, est officiellement installé dans ses fonctions à Porto-Novo. Le nouveau président qui prône une "République coopérative et solidaire", a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines, une gouvernance concertée, le développement de l'esprit d'entreprise, la construction de nouvelles infrastructures.
Le successeur de
Mathieu Kérékou  a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5% actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouest africains. (Voir chronologie des principaux événements politiques au Bénin)


 

 

 

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