Démographie

Bref, c’est un pays merveilleux et Cotonou, la capitale économique, est toujours animée le soir, car les Béninois aiment la fête. Il est très facile de s’y faire des amis.

La population est proche de 11,20 millions d’habitants (source 2017). Près de 65% de cette population vit en zone rurale. Cotonou, la capitale politique, le centre d’affaires et port principal, compte plus d’habitants, environ 679 012 habitants (2013), que la capitale administrative, Porto-Novo, 264 320 habitants (2013). Les 3 autres centres urbains sont Parakou, 255 478 habitants (2013), Abomey, 92 266 (2013), et Natitingou, 103 843  habitants (2013). La densité de population moyenne est de 97,48 habitants au Km². La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales.

Le Bénin compte pas moins de 42 ethnies différentes qui constituent l’origine africaine de 99% de la population béninoise. La plus grande étant les Fons, Sud et Centre du pays, qui représentent près de la moitié la population béninoise. Les Adjas, très apparentés aux Fons, constituent le 2e groupe du pays et occupent majoritairement le Sud-ouest. Les Yorubas, 10% de la population totale, sont principalement localisés dans le Centre et le Sud-est. Les Baribas et les Sombas sont les plus nombreux au Nord du pays. Sur la côte les Minas et les Plas forment 2 petits groupes auxquels on ajoutera les Brésiliens. Anciens esclaves, aux patronymes portugais, revenus du Brésil à la fin du XIXe siècle.

On citera : Aïzos, Holis et Toffins au Sud, Ouatchis, Guins, Houédas et Houlas dans Sud-ouest, Gouns dans le Sud-est, Mahis dans le Centre. Bétamaribés, Waabas et Yowas sont clairement regroupé au Nord-ouest du Bénin et les Batombus, Dendis et Fulbés plus disséminés dans le Nord avec une prédilection pour le Nord-est.

La plupart de ces ethnies ont leur propre langue même si la Constitution du 11 décembre 1990 proclame le français langue officielle. On compte près de cinquante langues dans le pays. Seules une vingtaine de langues sont parlées par plus de 60.000 locuteurs. Le Fon est parlé par le quart des béninois. Yoruba, bariba, adja, goun se situent dans la fourchette 5-10%. De l’Ayizo, près de 4%, on descend très vite vers le lama qui ne concerne plus que 1% des Béninois en descendant par le Nago, Ouémé, Gen, Ditamari, 2%, Ouatchi, Cabé, Boko, Pila, Mahi, Tofin et Mokolé. Toutes les langues béninoises, sauf le Haoussa chamito-sémitique, font partie de la famille nigéro-congolaise. La majorité des Béninois utilisent le français, le fon, le yorouba ou le bariba comme langue véhiculaire.

Le prestige du français dans les domaines de la radio, de la télévision et du travail, rend son acquisition pratiquement indispensable, surtout en milieu urbain. Même analphabètes, les Béninois se donnent du mal à comprendre et articuler le français. On peut distinguer trois catégories de français.

D’après le recensement de 2013, 46,8 % des béninois ont conservé leurs croyances indigènes, 25,5 % sont chrétiens et 27,7  musulmans. Ils pratiquent, en majorité, un vaudou marqué de fortes tendances syncrétiques avec le christianisme. Le vaudou est devenu la religion d’Etat en 1996. Les chrétiens, catholiques et protestants, vivent surtout dans le Sud. Les musulmans se trouvent dans le Nord du Bénin. L’animisme reconnaît l’existence d’une force vitale présente chez tous les hommes. Le Bénin est le berceau du vaudou, culte voué à un ensemble de divinités présentes partout. Il puise ses rites moins dans la recherche spirituelle que dans la saisie des forces vitales qui se promènent dans l’univers et qui peuvent assurer la sécurité et l’amélioration de la vie des individus ou du groupe. La notion de péché n’existe pas, le concept étant plutôt tourné vers la transgression d’interdits.

L’attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif, les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux. Les communautés des Yorubas Nagos, Fons et Mahis pratiquent rites et danses après les moissons, lors des sécheresses et des épidémies. Le rituel fait appel à des masques sculptés et est chanté en Yoruba. Il rappelle l’histoire et les mythes du peuple Yoruba Nago. Des masques satiriques se moquent de certains comportements et attitudes. C’est la seule société masquée où les femmes peuvent jouer ce rôle. L’origine mythique du Gèlèdé est censée refléter le passage d’une société matriarcale à une société patriarcale. Le but est de calmer la colère des mères mythiques et les esprits des ancêtres.

Le Bénin comporte plusieurs villes d’origines diverses qui doivent leur développement à leurs fonctions historiques, administratives, commerciales et industrielles. Ce sont toutes des villes à dimension humaine qui sont surtout concentrées sur la côte et le long de l’axe Cotonou-Malanville.

Le niveau de l’espérance de vie à la naissance est faible, mais il a progressé pour atteindre 61,47 ans en 2015. Le taux de mortalité infantile est de 8,21%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 4,95 bébés. Ces chiffres illustrent parfaitement la mortalité excessive due au Sida, près de 10% de la population est infectée. Au Bénin, on trouve une formation sanitaire pour 5.133 habitants et un médecin pour 6.590 habitants. La situation est bien plus difficile en milieu rural qu’en milieu urbain. La couverture vaccinale est faible. 59% seulement des enfants de moins de 2 ans ont reçu les vaccins recommandés par l’OMS destinés à lutter contre les maladies endémiques les plus meurtrières. La situation nutritionnelle des enfants d’âge préscolaire est préoccupante. 27% de ses enfants sont en retard de croissance et 8% des enfants de moins de 3 ans montrent une prévalence de la maigreur. La malnutrition chronique, taille, touche autant les garçons que les filles, malnutrition aiguë, maigreur, touche plus les garçons. Les départements les plus touchés sont le Borgou, l’Atacora et le Zou.

On note, pourtant, une émergence du surpoids et de l’obésité chez certains enfants et adultes, un reflet des influences extérieures. Les carences en micronutriments, fer, iode et vitamine A principalement, constituent le problème de Santé Publique majeur du Bénin. En ce qui concerne la carence en fer, 82% des enfants âgés de 6-59 mois sont anémiés et 64% des femmes. La carence en iode importante, le goitre, très localisée, peut atteindre 69% des femmes dans le Mono. Dans le Nord et dans le Sud, 83% et 64% des enfants de 1 à 3 ans, sont touchés par la carence en vitamine A.

AMITIÉ FRANCE-BÉNIN est une association humanitaire en faveur des couches défavorisées de la population Béninoise.

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