Économie

Selon les estimations de la Banque mondiale, le Bénin est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique. L’économie, informelle ou non, demeure sous-développée et dépend essentiellement de l’agriculture vivrière, du coton et du commerce transfrontalier avec le Nigeria qui interdit les importations d’une liste croissante de produits du Bénin et d’ailleurs. La contrebande le long de la frontière du Bénin-Nigeria est, de ce fait, en très nette augmentation. Si la balance commerciale du Bénin a très clairement évoluée dans le bon sens elle est encore largement déficitaire. Le Bénin a exporté plus de 721 millions de $.

Les exportations sont principalement constituées de pétrole brut, de produits dérivés du palmier à huile, de cacao et de coton, le Bénin est le premier exportateur de coton filé de l’Afrique subsaharienne. La Chine, 30,2%, l’Inde, 15,6%, le Ghana, 5,9%, et le Niger, 4,5%, sont les principaux importateurs de produits béninois. Les importations ont représentés près de 935 millions de $.

Il importe produits alimentaires, biens d’équipement et produits pétroliers principalement depuis la Chine, 29,7%, la France 13,8%, une forme de colonialisme a la vie dure, la Thaïlande, 7,2%, et la Côte d’Ivoire, 4,6%. Les principales richesses naturelles sont constituées de : petits gisements pétroliers en mer, pierre à chaux, marbre, bois de construction.

L’agriculture constitue la base de l’économie de mon pays. C’est une agriculture extensive à production essentiellement vivrière et employant près de 85 % de la population active. Le maïs, le manioc, le haricot, l’igname, le sorgho, le fonio sont les principales cultures vivrières.

Quant aux produits industriels, les principaux concernent le palmier à huile, l’arachide, le karité, le coton, lekapok, le tabac, l’anacardier.
La pêche, la chasse et l’élevage ne revêtent pas au Bénin la même importance que l’agriculture dans les campagnes sauf chez les groupes socioculturels qui les pratiquent exclusivement. Le Port Autonome de Cotonou est un maillon majeur de l’économie béninoise. Il dessert les pays de l’Hinterland et génère beaucoup d’emploi. C’est l’un des ports les plus importants de l’Afrique occidentale.

Le secteur industriel, embryonnaire au début des années 1960, est caractérisé depuis lors par l’essor d’une série d’industries légères et la mise en place de certaines structures industrielles. Toutefois, les aléas climatiques, les problèmes de localisation, l’exiguïté du marché intérieur, le manque de capitaux, les conjonctures du marché international sont les principaux facteurs limitants le développement industriel du Bénin. En plus, des ressources minières déjà exploitées (calcaire d’Onigbolo, réserve d’eau thermale de Possotomé, pétrole de Sèmè…) de nombreux gisements sont à mentionner, parmi lesquels le fer de Lombou-Lombou, l’or de Perma, les phosphates de Mékrou.

Le gouvernement encourage le secteur agroalimentaire sur la voie du développement de nouveaux systèmes de production et de transformation des produits agricoles. Les 700 barils/jours de pétrole sont la principale ressource minière du Bénin. Le petit champ pétrolifère de Sémé, au large de Cotonou, a été mis en exploitation en 1982. Les ressources minières comprennent le minerai de fer, le chrome, le diamant, le calcaire et des phosphates, mais seuls le calcaire et le diamant font l’objet d’une exploitation. Le calcaire de la région de Pobé est exploité pour la fabrication du ciment et des diamants, de qualité industrielle, sont exportés. L’énergie provient principalement du Ghana, mais la baisse de production d’Akosombo a fortement touché le Bénin. La Banque Ouest Africaine de développement a accordé un crédit pour l’achat de 2 turbines à gaz destinées à fournir de l’énergie au Togo et au Bénin. Les petites centrales thermiques électriques, fonctionnant au gazole, ainsi qu’un complexe hydraulique, assurent difficilement le complément.

Des progrès sont à signaler dans le domaine des infrastructures de communications et du développement des ressources culturelles et touristiques. Mais à l’instar de beaucoup de pays, l’économie du Bénin dépend pour une large part de l’aide extérieure.

Le Bénin dispose de quatre banques commerciales, basées à Cotonou. L’inflation était de 2,4% en 2004.

En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 66.500 pour plus de 236.000 cellulaires. 70.000 internautes sont desservis par 879 fournisseurs d’accès. 2 radios AM, 9 FM, 4 ultras courtes et 1 chaîne TV animent les ondes. 6.787 Km de routes (1.357 goudronnées, y compris les 10 Km d’autoroute), sont parfois difficilement praticables ou fermées en saison des pluies. 1 aéroport goudronné, Cotonou, ne possède pas de piste de plus de 3.000 m. 4 aéroports non goudronnés desservent les villes d’Abomey, Natitingou, Kandi et Parakou. Le grand port du Bénin, Cotonou, est aussi celui du Niger enclavé. Il y fait transiter une grande partie de ses importations et exportations comme le minerai d’uranium. Ces marchandises transitent par camions de Cotonou à Parakou.

Actuellement le tiers, au moins, des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Le Franc CFA (XOF), est divisé en 100 Centimes, il est sous l’autorité de la Banque Centrale de l’Ouest Central Africain. Entre 2000 et 2004, il a perdu plus de 25% de sa valeur face à l’USD. L’année fiscale clôture au 31 décembre.

À part cela, je te signale qu’au Bénin où les habitants sont accueillants et joviaux, il y a de nombreuses petites entreprises au coin de chaque rue. Tu verras des vendeuses de beignet ou de riz, des conducteurs de taxi motos, des transitaires au port, des réparateurs de chaussure, des laveurs de voiture, des vendeurs de viande grillée, etc.

Les Béninois ont la réputation d’avoir beaucoup d’humour et de ne pas se plaindre de leur sort. Le Bénin est membre de l’Union économique et monétaire ouest africaine.

AMITIÉ FRANCE-BÉNIN est une association humanitaire en faveur des couches défavorisées de la population Béninoise.

Translate »