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État des lieux de l’économie nationale de 1990 à nos jours

Depuis l’historique Conférence des forces Vives de la Nation de février 1990, le Bénin a définitivement rompu avec le régime socialiste et opté résolument pour une démocratie pluraliste, un Etat de Droit caractérisé par le libéralisme économique total et le respect des libertés fondamentales.
Dès lors, les gouvernements successifs du Bénin s’évertuent non seulement à réduire les déséquilibres macro-économiques hérités de la période de 1980 à 1990, mais aussi et surtout à créer un environnement incitatif favorable au développement du secteur privé.
L’option libérale de l’économie qui est et demeure l’un des principaux acquis de la Conférence des Forces Vives de la Nation et consacrée par la Constitution du 11 décembre 1990, a conduit, d’une part, au démantèlement des rigidités et autres lourdeurs administratives défavorables à l’initiative privée, et d’autre part, au désengagement progressif de l’État des secteurs productifs de l’économie entraînant de ce fait le développement des activités du secteur privé. Ainsi, les nombreuses réformes entreprises sur les plans économique, industriel, juridique, fiscal et tarifaire, avec l’aide des partenaires au développement, ont permis d’accroître le flux des investissements privés tant nationaux qu’étrangers, particulièrement ceux de la diaspora béninoise.
« Le taux de croissance qui était très bas voire négatif vers la fin des années 80, a connu une évolution spectaculaire entre les années 1990 et 2000 avec une moyenne annuelle de 5 %.
« Quant au taux d’investissement, il est passé de 14,2 % à 21 % du PIB entre 1990 et 1995 grâce aux investissements importants réalisés par l’État dans les infrastructures surtout après la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994.
Malgré cet essor économique important, les besoins en investissements privés restent encore énormes.
Il est donc urgent pour le Bénin, de promouvoir les investissements privés non seulement pour relever les défis de la mondialisation de l’économie, mais aussi, pour favoriser une croissance soutenue de l’économie nationale, aux fins d’un plus grand nombre d’emplois qualifiés et durables.

Les potentialités économiques et les opportunités d’affaires

Le Bénin dispose d’énormes potentialités économiques aussi bien sur le plan agricole que minier.

Potentialités agricoles

Le Bénin possède d’énormes potentialités agricoles qui pourraient être exploitées à travers les filières ci-après :
• les oléagineux : arachide (78.000 T) ; palmier à huile (350.000 HA plantés) : Karité (15.000 T) ;
• les fruits et légumes : mangue (35.000 T) ; anacarde (3.000T) ; ananas (28.000 T) ; agrumes (oranges, mandarines, pomelos, pamplemousses, citron, etc.) ; tomate (75.000 T) ;
• les céréales : maïs (500.000 T) ; sorgho (136.000 T) ;
• la filière élevage : (bovins, porcins, caprins) ;
• la filière de la pêche ;
• la filière des plantes médicinales et pharmaceutiques ;
• la filière du matériel agricole de transformation.

Potentialités sur le plan minier

Le sous-sol béninois recèle de nombreuses ressources minières :
• les gisements de calcaire d’Onigbolo utilisés pour une cimenterie locale (SCB-LAFARGE) réserve : 90.000.000 tonnes, de Massè réserve ; 17.500.000 tonnes, du Mono
(indices intéressants) ; Gbakpodji (15.000.000 t) ; Ahlan (1.575.000 t) ;
• les gisements de marbre d’Idadjo (réserves de 6 millions t), Lanta (150.000 m3) ; Couffo (75.000 m3) Atomè Lonkly (6.500.000 t) ; Abomey (n.e.) ; Savè (n.e.)
• les réserves d’argile céramique de Gbédji-Kotovi ( 5 millions t), de Massi (1,5 million t) et de Zogbodomè (10 millions t) ;
• les réserves de Kaolin (argile blanche) de Kétou (un milliard de tonnes), d’Adakplamè (S/P de Kétou) 1 million de tonnes ;
• les réserves de sable siliceux de Houéyogbé : 700.000 tonnes et de Sémè : 1.200.000 tonnes ;
• les gisements de pierres ornementales dont le polissage donne des produits très beaux et exportables : Natitingou ; Tanguiéta ; Kota ; Bétérou Tchaourou ; Fita ; Gobada ; Parakou ; Dassa ; Savalou ; Banikoara ; Sèmèrè ;
• le gisement de gypse de Bopa (cimenterie) ;
• des gisements d’or, de phosphate, de rutile, d’ilménite, de fer ;
• des ressources en pétrole (5,2 milliards Barils) ;
• des réserves de gaz naturels estimées à 91 milliards m3 au large de Sèmè.

FILIÈRES PRIORITAIRES

Les principales filières retenues à la suite d’une évaluation des potentialités existantes au Bénin sont :

Dans l’agro-industrie

Filière des produits vivriers ;
Filière des fruits et agrumes ;
Filière des légumes ;
Filière des tubercules ;
Filière des condiments ;
Filière des oléagineux ;
Filière de l’apiculture ;
Filière des viandes et des produits laitiers ;
Filière de la pêche et de la pisciculture ;
Filière du sel ;
Filière du Coton.

Dans la construction et les bâtiments

• filière des bois ;
• filière des matériaux ;
• filière de la construction (bâtiments et travaux d’aménagement).

Dans l’industrie chimique et pharmaceutique

• filière des plantes médicinales locales ;
• filière des colorants et peintures ;
• filière des savons et cosmétiques.

Dans l’industrie des équipements et biens intermédiaires

• filière du machinisme ;
• filière des intrants.
Parmi toutes ces filières, l’Atelier de validation de l’étude de la stratégie de développement industriel au Bénin, réuni à Bohicon les 10 et 11 octobre 2000, en a retenu six (06) qui devront être considérées désormais comme prioritaires ; il s’agit :
• de l’anacarde, de l’ananas, du coton, du manioc et du palmier à huile ;
• des matériaux de construction.

Suite

AMITIÉ FRANCE-BÉNIN est une association humanitaire en faveur des couches défavorisées de la population Béninoise.

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